mardi 12 août 2014

ROBIN WILLIAMS: L'ADIEU AU CAPITAINE







Robin Williams est mort. Une partie de l'enfance qui s'en va.

Le Monde a annoncé la nouvelle il y a quelques minutes. Je pleure presque. Comme si j'avais perdu quelqu'un d'important. Un membre de ma famille, un père, un frère.

L'ironie de l'existence a voulu que je revoie des extraits de Hook il y a deux jours, lors d'une fête déguisée sur le thème des pirates. Elle a aussi choisi que je regarde Le Cercle des poètes disparus, comme je le fais chaque été, pour me souvenir du pourquoi de mon chemin d'enseignante.

C'est l'adieu au Capitaine. Celui qui parlait de Whitman comme personne, qui sortait les élèves d'eux-mêmes, leur faisait trouver un pas, une cadence, et n'exigeait rien d'eux sinon qu'ils fassent entendre leur voix.

Le Capitaine, c'était en 1989. Il a depuis affronté un autre capitaine, Crochet, celui-là, incarné par mon favori, Dustin Hoffman. C'était un face à face exquis, la tendresse de l'un, la cruauté amusée de l'autre, et une poussière de fée qui faisait voler les enfants perdus.

Dans le premier film que j'aie vu en salles en VO, il jouait une vieille dame malicieuse, un père brisé sous un déguisement, qui profitait un peu, en cachette, des enfants qu'il ne voyait plus.

Éternel enfant lui-même, au regard de gosse dans sa peau de quadragénaire, en Peter Pan devenu grand, en jeune garçon englouti par un jeu magique aux mille dangers. Il n'a jamais grandi, l'enfant Williams. 

Quant à la manière dont il a disparu... Y avait-il un clown blanc sous l'Auguste ?

Ma plume est sans réponse.

Il est temps, même si ça me déchire. Il faut dire adieu au Capitaine.








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Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


orange star.jpg
orange star.jpgorange star.jpg Pas mal
orange star.jpgorange star.jpg Moyen

orange star.jpg Pas bon À hurler !