vendredi 22 mai 2015

MAD MAX FURY ROAD: SILENCE, MOTEURS, ACTION !


MAD MAX FURY ROAD AFFICHE


Par Eder


30 ans… Voilà 30 ans que l’on attendait un nouveau Mad Max.

Et la tâche n’était pas facile : il fallait égaler voire surpasser cette trilogie qui, au-delà de révéler l’acteur Mel Gibson, aura surtout servi de mètre-étalon pour le genre Action/Post-Apocalyptique. »

Si vous connaissez le manga Ken le Survivant, vous savez maintenant de quoi il s’inspire.

George Miller, réalisateur de la première trilogie, des Sorcières d’Eastwick et de Babe 2, nous livre avec Mad Max Fury Road une nouvelle aventure qui garde l’ADN de la saga, tout en lui offrant un renouveau. On ne peut pas vraiment parler de reboot, car on ne revient pas sur l’origine du personnage, et son passé n’est pas expliqué. Mais, comme chaque film de la saga, il se suffit à lui-même et n’est donc pas une suite directe de Mad Max: Au-delà du dôme du tonnerre. Il s'agit davantage d'une suite spirituelle de Mad Max 2. En effet, dans cet opus, on assistait à une magnifique séquence de course-poursuite en camion.




Une course-poursuite d'1h45


Dans Mad Max: Fury Road, cette course-poursuite représente 1h45 du film: c’est là le tour de force de George Miller. Alors que la configuration des scènes est quasiment la même, à savoir « les Méchants attaquent le camion des Gentils , » la mise en scène et le cadrage regorgent d’inventivité et de justesse. Pas un seul plan raté dans Mad Max: Fury Road. C’est aussi maîtrisé qu'un film d’animation !

La direction de la photographie est splendide et la mise en scène est vraiment prévue pour la 3D. Les effets de profondeur et de jaillissement sont très bien utilisés.

La bande originale deviendra peut-être un classique comme le sont devenues celles de Gladiator ou Star Wars.

Le montage nous maintient en haleine pendant tout le film, on ne s’ennuie pas une seconde ! Même les passages plus posés pour présenter un nouveau personnage ou une nouvelle situation ne cassent pas le rythme du film, ce quiétait, pour rappel, le gros défaut de Avengers 2: Age ofUltron.

Place à l'action !


Action : voilà le maître-mot du film. Après une première scène nous qui nous plonge dans l’univers de la saga, Max démarre sa voiture, et c’est parti pour 2 heures quasi non-stop. Si certaines scènes ralentissent le rythme, c’est toujours pour repartir de plus belle. Nous pouvons également saluer le réalisateur d'avoir si bien utilisé les effets techniques. Les cascades et les explosions du film sont bien réelles. Ne sont utilisés les effets numériques que pour de l’embellissement, une sorte de cache-misère, et éventuellement ajouter un personnage au milieu d’une cascade (il parait que ça ne se fait pas de tuer un cascadeur dans une scène.)



Tom Hardy dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)
Tom Hardy dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)


Mad Max: Fury Road nous dépeint un monde violent, cruel, rock, voire punk. Chaque personnage possède un look digne d'un roman pulp ou d’un comics. Le personnage du méchant Immortal Joe est superbement dessiné, et son masque le rend surhumain, il semble le déifier auprès de ses sujets.

Furiosa, personnage féministe ?

Mais le personnage à retenir est celui de Furiosa, interprété par Charlize Theron. Le film mériterait presque de s’intituler « Mad Furiosa » tellement elle crève l’écran. À la fois animale et pleine d'empathie, c’est elle qui fait avancer le scénario, Max ne fait que l’accompagner et l’aider.

Si certains y voient une ode au féminisme, j’y vois surtout l’histoire d’une femme forte que la vie n’a pas épargnée. Notons que le film n’explique pas tout (notamment comment Furiosa a perdu son bras) ce qui est rare dans un blockbuster. Le personnage est tellement intéressant que des rumeurs voudraient qu'elle revienne dans une sorte de spin-off, quand d’autres films Mad Max seraient prévus pour une nouvelle trilogie.


Tom Hardy et Charlize Theron dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)
Tom Hardy et Charlize Theron dans Mad Max Fury Road, de George Miller (2015)


Un film jubilatoire



Bien que le scénario ne soit qu’un prétexte à une avalanche d’action et de cascades, le film n’est jamais long et nous embarque dans une balade déjantée. On vit ce film comme un tour de montagne russe, on est chahuté dans tous les sens. La fin provoque un sentiment de jouissance. George Miller nous offre du cinéma pop-corn comme on devrait en voir plus souvent, à la fois beau et jubilatoire.  



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Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


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orange star.jpg Pas bon À hurler !