mercredi 29 juillet 2015

LES DESCENDANTS: LE GRAND MÉCHANT DISNEY ?





Après un bon film sur Netflix, je me suis dit que j'allais me taper un navet proposé par Disney Channel. Visages lisses, chansons débiles, auto-parodie ratée, rien à sauver dans cet ersatz de Disney.

C'est dur, après avoir revu le charmant (même si désuet et conservateur, comme beaucoup de vieux Disney) Les 101 Dalmatiens. Dur, après la bonne surprise de À la poursuite de demain. Très dur, après le génial Vice Versa et le très joli Petit Prince. 

Disney a flairé le bon filon


Les méchants sont à la mode. Disney a flairé le filon avec Maléfique, et nous propose, avec Les Descendants, comme le titre l'indique, de s'intéresser aux rejetons des gros vilains qui ont fait les beaux jours des classiques animés.

Je vous résume:

- La nana aux cheveux bleus, c'est le fille de la méchante reine de Blanche-Neige.
- Le mec aux cheveux blancs, c'est le fils de Cruella.
- Le mec bronzé qui ressemble à l'ado loup-garou de Twilight, le fils de Jafar.
- La nana en violet, la fille de Maléfice, à l'évidence la plus cool, donnera envie à votre gamine de onze ans de se teindre les cheveux en violet.

Si ces méchants ont eu des rejetons, c'est qu'ils ont, un jour, fait l'amour. 


Pas très crédible.

C'est parti pour un navet d'une heure cinquante (oui, une heure cinquante) qui chante à tue-tête des horreurs sucrées façon Hannah Montana.

Prétexte: le fils de la Belle et la bête (étonnamment imberbe) invite les enfants des méchants, bannis sur une île, à venir à son couronnement (il aura droit à une belle couronne en plastique avec le visage de la bête dessus, véridique.) Un traité de paix adressé à la nouvelle génération pour oublier les vieilles rancunes.

Tout est si prévisible que je sens la paresse engourdir mes doigts à la seule idée de vous raconter.

"Ouais, on est méchant, on est trop cool, on va aller foutre la merde chez les gentils et piquer en passant la baguette magique de la marraine de Cendrillon."



Allez comprendre.

Disney et les princes crétins


C'est bien connu, les méchants sont plus fun. Question cruciale dans Les Descendants: est-ce que le gentil Ben va rester avec sa cruche-peste de petite-amie, fille de la Belle au bois dormant...




ou tomber sous le charme de Mal, fille de Maléfique, plus sexy parce que méchante mais pas tant que ça ?



Retournement facile des "gentils," crétins pour les garçons, pestes pour les filles, et des méchants qui s'amendent. Les princes ont tous des gueules de Ken, et sont comme lui: si on leur ôte la tête et qu'on regarde à l'intérieur, on ne voit que du creux.

Les princes crétins chez Disney, c'est une tradition. Il Était une fois proposait déjà une parodie gentillette des studios Disney par eux-mêmes, mais possédait quelques bons moments, notamment grâce au prince imbécile.



Dans Les Descendants, tous les princes ressemblent à des surfeurs fans des Teletubbies. Mention spéciale pour Chad, qui n'est pas sans rappeler Kevin, le quarterback navrant de Daria.






Sans oublier les princes ouvertement stupides de la comédie musicale ratée Into the Woods:





Si encore les parents rattrapaient le coup. Mais ils sont tout aussi ridicules que leurs mômes.




Kathy Najimi (la sœur chantante obèse dans Sister Act) a minci ici, mais a le visage refait. Kristin Chenowith ne vaut pas Angelina Jolie, mais c'est pas grave, c'est pour la télé, nul besoin de créer des programmes de qualité pour les enfants que l'on colle devant le petit écran le temps de lasériser les nuggets au micro-ondes.


Disney est mauvais dans l'auto-parodie



Gags gnan-gnan, clichés à la pelle, les studios Disney confirment qu'ils ne savent pas se moquer d'eux-mêmes. La sérénade "Ridiculous" (bien nommée) de Ben le gentil à Mal la fausse méchante, en est la preuve.

Ne soyons pas si négatifs. Si vous êtes fan de High School Musical (ou qu'il s'agit d'un plaisir coupable, que vous matez avec des chips et du Nutella) vous pouvez apprécier Les Descendants.

Pour les autres, le téléfilm sera consternant à chaque image, insupportable à chaque note émise par ces ados édulcorés à l'extrême, copies à l'infini de Zac Efron, déjà pas passionnant.





Il avait d'ailleurs joué dans un remake de Hairpsray, déjà une parodie douteuse, mais qui restait amusante.






Un nanar assumé vaut toujours mieux qu'un mauvais film qui se prend au sérieux.

À défaut de nouveauté, Disney ne connaît que le recyclage douteux de ses propres œuvres, ombre de leur gloire passée.




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