vendredi 27 mai 2016

JULIETA, DE PEDRO ALMODOVAR: AVIS DE TEMPÊTE






22 heures, mercredi soir au Mk2 Bibliothèque. Je sors de la salle toute empreinte de la mélancolie du film. Je me retourne en tenant la porte aux spectateurs derrière moi, tous silencieux, comme saisis de respect après tant de chagrin. Des  hommes dignes et graves, des femmes aux yeux rougis, et moi, je flottais, emplie de gratitude après une telle beauté, composant dans ma tête les premiers mots de mon texte. 22h. Mercredi soir. Mk2. Bibliothèque.  Et déjà l'envie d'attribuer au dernier Almodóvar la caméra d'or.

La difficulté d'écrire sur Julieta, c'est que l'on en dira fatalement trop.

Alors, pour une fois, je vais écrire une brève, sans images, sans comparaison, sans vidéo, sans aller chercher d'autres films et références, sans parler tragédie même si Shakespeare est une seconde nature chez moi. Pas non plus de "Ça peut vous plaire": les films choisis dévoileraient trop celui-là.

Mon trois centième article sera le plus court.

Je veux vous donner envie, simplement. Ne regardez pas la bande-annonce, elle vend mal le film. Ne lisez pas non plus mes confrères critiques et blogueurs. Ne lisez surtout pas le synopsis d'Allociné, qui trahit toute l'histoire.

Lisez juste ceci: Julieta, la cinquantaine, a décidé de quitter Madrid pour accompagner son homme au Portugal. Ils ont l'air heureux, préparent leur déménagement. Mais du jour au lendemain, elle ne veut plus partir. 

Un secret la retient à Madrid.


Légende

Chef d'oeuvre orange star.jpgorange star.jpgorange star.jpgorange star.jpg Très bon


orange star.jpg
orange star.jpgorange star.jpg Pas mal
orange star.jpgorange star.jpg Moyen

orange star.jpg Pas bon À hurler !