mercredi 3 août 2016

COMME DES BÊTES: PAS LE TEMPS DE DIRE WOOF !



                            



Par Sirius



Comme à mon habitude, j'ai été au cinéma avec Marla, et je me suis couché à ses pieds pendant la séance, au premier rang. Elle était accompagnée d'un cabot cinéphile, et tous les deux, ils m'ont foutu la honte. Je veux dire vraiment la honte. Ils étaient comme de jeunes chiots devant le film et, à la fin de la séance, ils se sont mis à aboyer. Puis miauler. Puis pousser deux ou trois autres cris d'animaux que je n'ai pas reconnus. Marla a eu beau me dire que c'était pour que moi, le husky, je passe inaperçu dans la salle de ciné, j'avais des doutes.


Bon, ça a mal commencé, parce que le court-métrage avec les Minions, en début de séance, m'a mis de mauvais poil.


En regardant Comme des bêtes, j'ai eu l'impression que les studios Illumination avaient mangé Pixar. Toy Story vous raconte ce que font vos jouets quand vous avez le dos tourné. Remplacez "jouets" par "animaux domestiques," et vous obtenez Comme des bêtes.

AdopteUnChien


Max, gentil chien new-yorkais, coule des jours heureux avec une chouette bipède, Katie. Jusqu'au jour où Katie adopte un nouveau chien, Duke, et le ramène à la maison.




Ça ne vous rappelle rien ?





Même schéma dans Comme des bêtes et Toy Story: les frères ennemis se regardent en chien de faïence, et le premier arrivé veut se débarrasser du second. Des péripéties leur apprendront à être amis, sans que le bipède se rende compte de rien.


Un peu léger. Même la scène chienpathique de l'usine de saucisses rappelle, dans sa réalisation, la scène de Toy Story 3 avec les valises dans l'aéroport, et la scène de course-poursuite dans Monstres et Compagnie parmi les portes ouvrant sur le monde des humains. 











Dans le ton et la bande originale, ce passage évoque aussi le bonheur d'Homer Simpson d'avoir adopté un cochon dans le long-métrage poilant de 2007.





Loin de inventivité de tous les films que je viens de citer, Comme des bêtes se contente de reprendre des recettes qui marchent, sans surprendre. J'ai bien peur que tous les bons gags ou presque soient dans la bande-annonce.


Un air de déjà vu


Les toutous s'entraident comme dans Les 101 Dalmatiens (qui date quand même de 61) et de nombreux ingrédients (la fourrière, entre autres) ont été vus et revus chez Disney. Les animaux gangster rappellent les chiens escrocs d'Oliver et Compagnie (1989)

Reste le lapin pas crétin et son côté MacGyver, et quelques animaux sympa, mais qui possèdent aussi un air de déjà vu.










Même Max et autres chiens fidèles rappellent le Dug de Là-Haut (ils sont eux aussi obsédés par les écureuils) sans l'originalité ni la drôlerie.





Bref, Comme des bêtes ne vaut pas Pixar, ni le récent Zootopie.


Quelques références ciné sympa


Quelques références au cinéma sont pourtant bien vues, comme le clin d’œil au lapin rageur dans Sacrée Graal des Monthy Python.




Vous trouverez aussi dans le film des clins d’œil à Titanic et la réplique finale de Certains l'aiment chaud.

Ne soyons pas trop féroces envers Comme des bêtes. Le film est très bien réalisé, très rythmé, et on ne s'ennuie pas une minute. Mais on ne s'émerveille pas non plus. Les jeunes chiots y trouveront sans doute leur compte, surtout s'ils n'ont pas (encore) vu les chefs-d'oeuvre signés Pixar.

Après tout, c'est l'été, et Comme des bêtes reste un divertissement efficace et plutôt marrant.




Et vous, que pensez-vous du film ? Dites-le en commentaire !


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