samedi 1 avril 2017

UN MONDE ENTRE NOUS : ALLÔ, LA TERRE ?





Ah, une rom-com intergalactique. Ça nous avait manqué. 

Passengers était navrant, mais on pouvait au moins rigoler un bon coup. Et puis il y avait Jennifer Lawrence dedans. Dans Un Monde entre nous, c'est au tour d'un sosie de Jennifer Lawrence, Britt Robertson (héroïne de À la Poursuite de demain) et Asa Butterfield (le héros de Hugo Cabret a bien grandi) de s'aimer comme des fous.


Mars One au cinéma


Oui mais voilà, Asa Butterfield - alias Gardner dans Un Monde entre nous - est né sur Mars. Vous avez bien lu. Le pauvre chéri a perdu sa maman astronaute, venue coloniser la planète rouge avec une poignée de collègues. Voilà qui va faire plaisir aux supporters de la mission Mars One, censée envoyer les premiers colons sur Mars, même si l'argent manque cruellement, et que même la NASA considère que ce n'est pas crédible.





Gardner se retrouve donc élevé sur Mars par des scientifiques, sans rien avoir connu de notre amie la Terre. 

Heureusement, grâce à la magie d'Internet (oui, il y a la wifi sur Mars) Gardner parvient à communiquer avec une terrienne.



Asa Butterfield (Gardner) et Britt Robertson (Tulsa) s'aiment malgré l'espace qui les sépare (hum) dans Un Monde entre nous, de Peter Chelsom (2017)
Asa Butterfield (Gardner) et Britt Robertson (Tulsa) s'aiment malgré l'espace qui les sépare (hum) dans Un Monde entre nous, de Peter Chelsom (2017)



C'est pas mignon, ça ?



La disparition de sa mère rappelle l'intro des Gardiens de la Galaxie : un peu de mélo, un peu d'espace, et le tour est joué. Les Gardiens de la galaxie, cependant, c'était fendard et très réussi.

Côté esthétique, Un Monde entre nous commence justement avec des décors et effets spéciaux à la Disney dans À la Poursuite de demain. Cela s'arrange en deuxième partie de film, où l'on se rapproche de Gravity au niveau visuel.


L'espace, pour quoi faire ?


Comme beaucoup de rom-com et nombre de blockbusters intergalactiques, ce qui pêche dans Un Monde entre nous, c'est le scénario.

Au final, on aurait pu obtenir la même histoire d'un garçon timide et surdoué qui ne se sent à sa place, avec un jeune homme né dans le fin fond de l'Ohio. Nul besoin d'être martien pour cela.

Tous les thèmes du film sont vus et revus : l'amour naissant, la recherche du père et des origines, tout aurait se passer sans la dimension spatiale. Cet alibi martien veut donner l'illusion de l'originalité. Raté. Le film ne raconte pas beaucoup plus que sa bande-annonce, et la fin est attendue, cliché, agaçante. On se demande bien ce que le génial Gary Oldman est allé faire dans cette galère.


Vous voyez, même Gary Oldman fait la gueule.
Vous voyez, même Gary Oldman fait la gueule.



Le contraste entre un martien qui ne connaît rien des relations sociales et une lycéenne lambda promettait de belles scènes comiques, mais elles ne viennent jamais. Les yeux candides d'Asa Butterfield ne suffisent pas, le joli minois de Britt Robertson ne sauve pas le film non plus.

Il faut dire que le "réalisateur", Peter Chelsom, avait commis le film Hannah Montana  en 2009.

Mieux vaut (re)voir Les Ailes du désir ou Trois Jours chez les vivants, où un ange et la Mort, respectivement, choisissaient de vivre parmi les humains, juste pour voir ce que ça fait.




Un Monde entre nous : bluette sympathique


Ne soyons pas trop sévères. Je suis sûre que les midinettes de 14 ans vont trouver leur compte devant Un Monde entre nous.


Whouah, comment il est trop beau Asa Butterfield !!!
Whouah, comment il est trop beau Asa Butterfield !!!


Cette bluette sympathique alimentera sûrement leurs conversations téléphoniques palpitantes. Pour les autres, il y a de bien meilleurs films à voir.




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