vendredi 28 juillet 2017

CARS 3 : DISNEY-PIXAR EN PANNE D'ESSENCE







Cars 3, c'est l'histoire de deux scénaristes aux pneus crevés qui décident de faire un max de blé avec des vieux tacots. Le scénario part en roue libre, ou plus exactement reste inexistant. Ce Disney-Pixar n'a rien sous le capot. 



Cars est de loin la saga la moins inspirée des studios. Si Toy Story nous a offert trois volets sur les chapeaux de roues (le quatrième est en route) Cars apparaît comme la panne d’essence des franchises d’animation. 



Un scénario qui cale vite


Le pitch de Cars 3 tient en une ligne : 




Flash Mc Queen a vieilli. Il ne peut plus faire la course. Snif.


Prendre sa retraite ? Jamais ! Il va voir une coach qui s’occupe des tas de ferraille dans son genre. 




Flash McQueen s’entraîne sur un simulateur pour reprendre un jour la course, la vraie. 

 
Le simulateur dans Cars 3, des studios Disney-Pixar
Le simulateur dans Cars 3, des studios Disney-Pixar



Ainsi, Cars 3 ressemble à une démo de jeu vidéo, à la manière de la menace fantôme pour Star Wars. Il faut bien que les petits garçons et filles demandent à leurs parents le jeu vidéo pour Noël. Disney reste très doué pour faire son propre placement de produit.
Le jeu vidéo en question fait mal aux yeux. Cars 3 ne peut cacher son absence totale de scénario. Le « méchant », par exemple, n’arrive qu'au bout de 45 minutes, et on l'oublie vite. Les blagues de Martin sont dignes d'un oncle relou lors d'un dîner de famille.





Martin dans Cars 3
Martin dans Cars 3

Le Monde de Dory, suite décevante du Monde de Nemo,  transformait un sympathique poisson bleu à la mémoire courte en personnage peu mémorable. Comme pour Dory, on n’échappe pas, dans Cars 3, à une série de moments larmoyants avec leur musique navrante en bruit de fond. Pire, le film est moralisateur et répétitif, quand les meilleurs Pixar ne le sont jamais.


La chanson d'excuse de Flash Mc Queen à sa coach ferait passer Julien Doré pour une légende du rock. Elle fait aussi regretter la BO du premier film. 







On s'est fait rouler !


Le scénario perd de l'huile et le film se traîne à 30 à l'heure. La fin est prévisible dès les premières scènes. On dirait un Top Gun un peu enrhumé. Je me souviens de l’une les voitures qui, dans le film, se met à bailler avec franchise. Si j’avais pu, j’aurais chopé le gif de ces trois secondes et l’aurais intégré au blog, juste pour vous montrer, en une image, mon ressenti général.

La beauté du graphisme, évidemment, ne suffit pas. Il est loin le temps où l’on allait voir le dernier Pixar pour s’informer sur les dernières avancées technologiques en matière d’animation. Le film est d’une telle vacuité que payer 12 euros la place fait mal au siège arrière.




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